La fin d’un règne

Alors que le Chelsea de José Mourhino s’apprête à recevoir le Paris Saint Germain de Laurent Blanc, les amateurs et les experts de la planète football s’interrogent sur la perte de vitesse des clubs anglais.

chelsea psg

Elle est en effet loin la belle époque où le « big four » régnait sans partage sur la scène européenne. Des finales de Champion’s League anglo-anglaises, des derniers carrés à trois équipes de Premier League. Le football anglais peine à se démarquer depuis plusieurs années, alors qu’il attire toujours autant de joueurs étrangers.

Peut-on expliquer aussi facilement ce déclin ? Pas évident. C’est là que les spécialistes se prennent les pieds dans le tapis vert.

On peut évoquer l’arrivée de nouveaux entraineurs et un turn-over trop rapide de ceux-ci lorsqu’ils sont placés à la tête d’une grosse équipe. Six mois pour convaincre, c’est peu. A part le cas d’Arsène Wenger qui chaque année suscite débats et réactions épidermiques, les grosses écuries sont incarnées par des entraineurs qui, bien qu’expérimentés, doivent composer dans l’urgence.

On parle aussi de tactiques qui ne seraient plus adaptées aux stratégies mises en place par les concurrents. Car l’esprit du foot anglais est porté vers l’attaque, parfois sans concession, là où ailleurs en Europe on échafaude des plans hyper défensifs, on bâti des forteresses imprenables devant les six mètres, et on espère un moment d’inattention pour en mettre un au fond des filets sur l’unique demi-occasion que l’on se procure. Le ballon rond, comme le ballon ovale, souffrirait-il du syndrome de la défense qui gagne ? Si on regarde le match de Monaco contre Arsenal, si on se rappelle les belles années du football italien, on est obligé de le concéder.

A l’heure où l’on vend du rêve, où l’on porte en triomphe les attaquants, et où les défenseurs ne sont bons qu’à prendre quelques cartons, quelle place peut prendre une équipe anglaise ? Faut il qu’elles revoient leurs copies et se calquent sur un jeu plus posé, moins épique ? Une chose est sûre, ce n’est pas bon pour le spectacle, et quand les supporters montrent donnent de la voix pour manifester leur déplaisir, c’est tout l’édifice qui tremble sur ses fondations.